Communication sociale


L’opinion des salariés sur les syndicats, par P. Darantière
mars 27, 2008, 11:27
Classé dans : Syndicalisme

La 13ème édition de l’Observatoire du travail délivre les résultats d’un sondage BVA réalisé pour l’Express et le BPI auprès de 1422 salariés du public et du privé en février 2008. Les premiers éléments disponibles apportent des confirmations et des surprises à la fois.

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Une bataille de communication sociale, par P. Darantière
mars 25, 2008, 6:14
Classé dans : Influence, RSE

La bataille de la communication sociale vient de connaitre un nouvel épisode, avec l’acquittement de Pierre Méneton, chercheur à l’INSERM, poursuivi en diffamation pour avoir dénoncé le “lobbying des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire”.

En reconnaissant la bonne foi du chercheur, le tribunal consacre un statut de “lanceur d’alerte” que le Grenelle de l’environnement avait voulu voir émerger.

La prochaine bataille se livrera-t-elle à l’intérieur de l’entreprise, entre une direction et un salarié ? Il y a fort à parier que le statut de lanceur d’alerte se forgera à coup de jurisprudence. Car il s’agit d’une bataille de communication sociale à fort enjeu, où l’entreprise défend son “droit” à pratiquer la communication d’influence, face à des acteurs de la “société civile” qui prétendent éclairer l’opinion des consommateur par des révélations savament orchestrées.

Qui gagnera la prochaine manche entre lobbyistes et experts-citoyens ?



AFFAIRE MEDEF/UIMM : UNE STRATEGIE GLOBALE ? par P. Darantière
mars 7, 2008, 11:29
Classé dans : Influence

Et si la bataille d’influence que se livrent le MEDEF et l’UIMM n’était que la partie émergée d’une stratégie globale ? En réclamant à l’UIMM que la fédération se démette de la centaine de mandats patronaux qu’elle exerce au profit de l’institution patronale dans son ensemble, Laurence Parisot signifie aux patrons qu’elle entend changer les règles du jeu. Le mouvement patronal, comme le mouvement syndical dans son ensemble, fonctionne sur le principe confédéral, qui reconnait l’autonomie des structures professionnelles fondées sur les métiers par rapport aux structures territoriales interprofessionnelles. En clair, le MEDEF contrôle l’appareil territorial, mais les fédérations patronales, elles-mêmes structurées au plan local, régional et national, contrôlent ce qui se passe dans leur branche. Enfin, pour mutualiser les moyens, le patronat s’est réparti les rôles : à la fédération de la chimie l’expertise en matière fiscale, à celle de la métallurgie (l’UIMM) l’expertise dans le domaine social.

En demandant à l’UIMM de rendre ses mandats, Laurence Parisot est-elle sûr de disposer de l’armée d’experts nécessaire pour remplacer les sortants ?

En voulant faire dépendre les mandats de négociateur directement du MEDEF, Laurence Parisot a-t-elle l’intention de prendre aussi en main les négociation de branche d’une manière centralisée ?

En menant la charge contre l’organisme qui gère le paritarisme depuis 60 ans, Laurence Parisot règle-t-elle des comptes personnels (l’UIMM avait voté contre son élection à la tête du MEDEF) ou sert-elle une stratégie plus vaste ?

Autant de questions qui sont à replacer dans le contexte des négociations actuelles sur la représentativité et le financement syndical. Si les règles du jeu changent en même temps du côté patronal et du côté syndical, ce ne sera plus une réforme, mais une révolution : “du passé faisons table rase…”



L’activisme actionnarial en robe de bure, par P. Darantière
février 28, 2008, 12:08
Classé dans : RSE

L’activisme actionnarial, qui consiste pour des groupes de pression, à agir sur les entreprises grâce au levier de la finance, se développe peu à peu en France. Il opère généralement par l’orientation de l’épargne des investisseurs selon 3 critères d‘Investissement socialement responsable :

  • ¡Critères d’exclusion (d’origine religieuse aux USA) : concernent les secteurs controversés (tabac, armement, alcool, pornographie…) ou les pratiques « non responsables » (travail des enfants, utilisation de pesticide, expérimentation animale, apartheid dans les années 70 );
  • Critères de performance : par une sélection positive et une approche par les « meilleures pratiques »;
  • ¡Critères des « risques et opportunités » : par une étude d’impact des stratégies d’entreprise.

L’association Ethique et Investissement est une des pionnière en France de cette pratique. Curiosité : elle compte parmi ses membres une majorité d’institutions religieuses ! Lisez le compte-rendu de leur journée de formation interne sur Novethic.



L’achat du droit de grève ou le retour au servage, par P. Darantière
février 27, 2008, 8:32
Classé dans : RSE, Syndicalisme

L’entreprise de transport GT Logistic à Tarnos dans les Landes vient d’inventer un nouveau mode de rémunération de ses salariés. Dans un contexte de négociation conflictuelle avec les partenaires sociaux, et confrontée aux exigences d’un “service minimum garanti” par un de ses principaux clients, elle a proposé à ses salariés le versement d’une avance de 1000€, uniquement remboursable en cas de grève.

Outre le caractère manifestement contraire au droit commun d’une telle prime, ce cas soulève plusieurs questions.

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Deux lectures du Grenelle de l’environnement, par P. Darantière
février 18, 2008, 2:37
Classé dans : ONG, Syndicalisme

En invitant à participer aux travaux du Grenelle de l’environnement à la fois les syndicats de salariés et les ONG écologistes, le gouvernement a réussi à créer un hybride social dont l’effet commence maintenant à être mesuré.

Mercredi 13 février, les représentants de la CGT, de la CFDT et de la CFE-CGC se sont réuni avec les représentants de six ONG (WWF, Greenpeace, Fondation Nicolas Hulot, Réseau Action Climat, les Amis de la Terre, France Nature Environnement) et de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports. (Lire la suite…)



La conflictualité dans le privé, par P. Darantière
février 18, 2008, 2:09
Classé dans : RSE, Syndicalisme

L’actualité sociale de ces derniers jours a été occupée par des conflits atypiques par leur durée ou leur ampleur. Traditionnellement moins impliqués dans les conflits sociaux que les salariés du public, les salariés du secteur privé sont montés en première ligne. Cependant, tous ces conflits ne recouvrent pas la même réalité.

Ainsi, chez Kleber à Toul, filiale de Michelin, la grève avec blocus de l’usine et séquestration de deux cadres porte sur les conditions financières qui seront accordées aux salariés licenciés à la fermeture du site. Dans cette entreprise, la CGT et FO mènent le conflit, sur la base de revendications qui visent à accompagner la fermeture, pas à s’y opposer.

Dans le magasin Carrefour Grand Littoral de Marseille, une grève de 16 jours d’une centaine de salariés sur 571 vient de se terminer, après une intervention des forces de l’ordre pour rétablir la liberté des flux de marchandise, et l’assignation en justice de 7 salariés. La CFDT majoritaire menait cette lutte pour la rémunération, la revalorisation des tickets restaurants et l’emploi des salariés à temps partiel. Elle obtient surtout une subvention exceptionnelle versée au CE, qui est en droit de l’utiliser pour les familles nécessiteuses des salariés de l’entreprise. Une manière subtile de rémunérer les jours de grève…

Dans les deux cas, la communication des grévistes semble avoir dominé celle de l’entreprise. Dans les deux cas également, la réputation sociale de l’entreprise se trouve durablement écornée. Dans les deux cas enfin, cette montée aux extrêmes démontre que le seuil de tolérance de l’opinion est rapidement atteint, quand l’entreprise est perçue comme exerçant une forme de violence sur ses salariés. C’est ainsi que des années d’effort en matière de responsabilité sociale peuvent être annulés, et que des symboles se forgent chez les organisations syndicales. La valeur immatérielle d’une entreprise mérite d’être prise en considération dans la prévention de ses risques sociaux. Ce sont les derniers risques non assurables.



Que recouvre la communication sociale ?, par P. Darantière
février 16, 2008, 3:57
Classé dans : Non classé

L’entreprise d’aujourd’hui est au carrefour de quatre champs relationnels.

Elle est en relation avec :

  • ses clients et partenaires, avec lesquels elle échange des produits ou des services contre un prix fixé par contrat,
  • ses actionnaires, qui lui apportent leur investissement en échange d’un dividende espéré, selon des règles régies par le marché,
  • ses salariés, qui lui fournissent un travail contre un salaire, dans une relation garantie par le droit,
  • les acteurs de son environnement, à l’égard desquels elle exerce une responsabilité.

Ces quatre champs sont configurés par quatre types de liens : le prix à l’égard du client, la valeur à l’égard de l’actionnaire, la loi à l’égard des salariés et l’éthique à l’égard des parties prenantes de son environnement.

Le domaine de la communication sociale concerne les relations de l’entreprise avec ses différents interlocuteurs. La communication sociale s’intègre à la stratégie d’entreprise selon quatre axes :

  • vis à vis des partenaires (clients et fournisseurs) par sa politique de développement durable,
  • vis à vis des actionnaires par l’investissement socialement responsable et la notation extra financière,
  • vis à vis de ses salariés par sa politique de relations sociales,
  • vis à vis des parties prenantes de son environnement par sa politique de responsabilité sociale et sociétale.