Communication sociale


La solidarité syndicale, arme de guerre contre la mondialisation ? par P. Darantière
avril 10, 2008, 9:00
Filed under: RSE, Syndicalisme

L’appétit salarial des salariés des pays à bas cout de main d’œuvre réactive l’internationalisme ouvrier. La CGT de Peugeot Mulhouse, et celle de Renault avec la CFDT, organisent des quêtes de solidarité pour soutenir les grévistes de Dacia en Roumanie.

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Eradiquer la pauvreté par le « social business » par P. Darantière
avril 1, 2008, 3:19
Filed under: RSE

« Les gens ont du mal à comprendre le concept du « social business » simplement parce qu’ils ne comprennent pas que l’on puisse entreprendre sans chercher à gagner de l’argent. »

C’est ce que déclare le Prix Nobel de la paix 2006 Muhammad Yunus, reçu ce 31 mars 2008 à Paris par le Président de le république Nicolas Sarkozy.

Son interview est à lire sur metrofrance.com.



Une bataille de communication sociale, par P. Darantière
mars 25, 2008, 6:14
Filed under: Influence, RSE

La bataille de la communication sociale vient de connaitre un nouvel épisode, avec l’acquittement de Pierre Méneton, chercheur à l’INSERM, poursuivi en diffamation pour avoir dénoncé le « lobbying des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire ».

En reconnaissant la bonne foi du chercheur, le tribunal consacre un statut de « lanceur d’alerte » que le Grenelle de l’environnement avait voulu voir émerger.

La prochaine bataille se livrera-t-elle à l’intérieur de l’entreprise, entre une direction et un salarié ? Il y a fort à parier que le statut de lanceur d’alerte se forgera à coup de jurisprudence. Car il s’agit d’une bataille de communication sociale à fort enjeu, où l’entreprise défend son « droit » à pratiquer la communication d’influence, face à des acteurs de la « société civile » qui prétendent éclairer l’opinion des consommateur par des révélations savament orchestrées.

Qui gagnera la prochaine manche entre lobbyistes et experts-citoyens ?



L’activisme actionnarial en robe de bure, par P. Darantière
février 28, 2008, 12:08
Filed under: RSE

L’activisme actionnarial, qui consiste pour des groupes de pression, à agir sur les entreprises grâce au levier de la finance, se développe peu à peu en France. Il opère généralement par l’orientation de l’épargne des investisseurs selon 3 critères d‘Investissement socialement responsable :

  • ¡Critères d’exclusion (d’origine religieuse aux USA) : concernent les secteurs controversés (tabac, armement, alcool, pornographie…) ou les pratiques « non responsables » (travail des enfants, utilisation de pesticide, expérimentation animale, apartheid dans les années 70 );
  • Critères de performance : par une sélection positive et une approche par les « meilleures pratiques »;
  • ¡Critères des « risques et opportunités » : par une étude d’impact des stratégies d’entreprise.

L’association Ethique et Investissement est une des pionnière en France de cette pratique. Curiosité : elle compte parmi ses membres une majorité d’institutions religieuses ! Lisez le compte-rendu de leur journée de formation interne sur Novethic.



L’achat du droit de grève ou le retour au servage, par P. Darantière
février 27, 2008, 8:32
Filed under: RSE, Syndicalisme

L’entreprise de transport GT Logistic à Tarnos dans les Landes vient d’inventer un nouveau mode de rémunération de ses salariés. Dans un contexte de négociation conflictuelle avec les partenaires sociaux, et confrontée aux exigences d’un « service minimum garanti » par un de ses principaux clients, elle a proposé à ses salariés le versement d’une avance de 1000€, uniquement remboursable en cas de grève.

Outre le caractère manifestement contraire au droit commun d’une telle prime, ce cas soulève plusieurs questions.

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La conflictualité dans le privé, par P. Darantière
février 18, 2008, 2:09
Filed under: RSE, Syndicalisme

L’actualité sociale de ces derniers jours a été occupée par des conflits atypiques par leur durée ou leur ampleur. Traditionnellement moins impliqués dans les conflits sociaux que les salariés du public, les salariés du secteur privé sont montés en première ligne. Cependant, tous ces conflits ne recouvrent pas la même réalité.

Ainsi, chez Kleber à Toul, filiale de Michelin, la grève avec blocus de l’usine et séquestration de deux cadres porte sur les conditions financières qui seront accordées aux salariés licenciés à la fermeture du site. Dans cette entreprise, la CGT et FO mènent le conflit, sur la base de revendications qui visent à accompagner la fermeture, pas à s’y opposer.

Dans le magasin Carrefour Grand Littoral de Marseille, une grève de 16 jours d’une centaine de salariés sur 571 vient de se terminer, après une intervention des forces de l’ordre pour rétablir la liberté des flux de marchandise, et l’assignation en justice de 7 salariés. La CFDT majoritaire menait cette lutte pour la rémunération, la revalorisation des tickets restaurants et l’emploi des salariés à temps partiel. Elle obtient surtout une subvention exceptionnelle versée au CE, qui est en droit de l’utiliser pour les familles nécessiteuses des salariés de l’entreprise. Une manière subtile de rémunérer les jours de grève…

Dans les deux cas, la communication des grévistes semble avoir dominé celle de l’entreprise. Dans les deux cas également, la réputation sociale de l’entreprise se trouve durablement écornée. Dans les deux cas enfin, cette montée aux extrêmes démontre que le seuil de tolérance de l’opinion est rapidement atteint, quand l’entreprise est perçue comme exerçant une forme de violence sur ses salariés. C’est ainsi que des années d’effort en matière de responsabilité sociale peuvent être annulés, et que des symboles se forgent chez les organisations syndicales. La valeur immatérielle d’une entreprise mérite d’être prise en considération dans la prévention de ses risques sociaux. Ce sont les derniers risques non assurables.